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Panorama d'une vie de bonheurs

Sur ce site, on retrouvera quelques exemples de petits bonheurs qui ont parfumé ma vie en musique, au piano, en chorale, au jardin et à Noël.
Rendue avancée en âge, je regarde en arrière pour m’apercevoir que ma vie fut faite de beautés imparfaites et « de p’tits bonheurs que j’avais ramassés. » 

Du temps pour le bonheur

La musique c’est l’art d’agencer les sons. “Et les silences!” ajouteraient mes professeurs. Un art équilibrant par excellence faisant appel aux deux hémisphères du cerveau. Un art où peuvent cohabiter les rationnels, les émotifs, les épicuriens et les instinctifs. Un art où la tête et le cœur sont à la fois nécessaires et bien servis. Un art dont on peut faire sa profession et/ou son passe-temps.

À l’origine du choix de la musique comme profession, il y a une histoire affective: on a aimé ses professeurs, on a aimé s’approcher de papa et maman qui en faisaient, on a aimé s’amuser au piano avec ses amis et ses cousines, on a aimé l’expérience de la scène, on a aimé les concours, on s’est trouvé une confidente. En bout de ligne c’est elle qui nous a choisi et non l’inverse, une vie sans sa présence étant inconcevable.

Chez les amateurs aussi c’est l’amour qui a déterminé le choix d’un passe-temps. D’aucuns affirment chercher une échappatoire aux soucis de la vie, d’autres une nourriture pour l’âme, plusieurs une détente, et certains un accès à l’ineffable. Tous s’investissent avec cœur.
Pour moi, la musique c’est presque une personne. J’ai de grands égards pour elle et je ne supporte pas qu’on soit irrévérencieux envers elle. Le respect que m’inspire cet art a façonné ma vie et mes rapports aux autres. Aborder chaque nouvelle œuvre et chaque nouvelle personne comme une merveille à découvrir, approfondir la relation à une œuvre et à une personne en y mettant le temps nécessaire, maintenir la compétence pianistique face à une œuvre et l’investissement affectif dans une amitié sans présumer être arrivée à une position finale ou statique, voilà comment la musique m’a éduquée.

Le piano

Jouer du piano à cinq ans, c’est un jeu. On aime la belle Sœur Blandine qui catine avec nous les éléments tactiles et visuelles de la méthode Kelly Kirby. On jouit des sons qui en résultent et sans le savoir on se fait un ami pour la vie, le piano. Les professeurs se succèdent pour cultiver dans le plaisir et la rigueur le talent que le créateur a bien voulu déposer dans notre berceau. Puis, viennent les concours et les études avancées où, on passe de professeurs féminins à masculins, d’enseignantes d’ici à des maîtres venus d’Europe. Nos horizons s’élargissent.

On aime jouer du piano en solo mais avec d’autres encore plus. Initiée jeune à l’accompagnement, on en fait une passion durable. Mais, rien, ni jouer en solo ou en duo, ni accompagner, ne surpasse le bonheur d’enseigner le piano. Les influences et la pédagogie des Blandine, Claudette, Martine, Louise-Andrée, Robert et Joël se marient pour constituer notre manière toute personnelle d’enseigner et de partager notre amour du piano avec nos élèves.

Jouer du piano à un âge avancé, c’est encore un jeu, un grand bonheur et une ouverture vers l’Ineffable.

1957 – 1965

Ma première chorale

La chorale Stella Maris de Grand-Sault. La petite danseuse à gauche c’est Adrienne. On la reconnaît à son front bombé dans les deux autres photos.

2012 – 2016

Les dernières chorales

Ci-haut et à droite, l’ensemble vocal Stella Maris de Giffard. À gauche, la chorale Coeurs en fête du Cégep-de-Sainte-Foy.

Le chant choral est probablement l’activité musicale la plus démocratique qui soit. Nul besoin d’être riche pour être choriste. Nul besoin d’avoir fait de hautes études. On investit pour acheter les partitions, pour se procurer un costume adéquat et pour assurer la rémunération du chef. Le reste de l’investissement vient de nous: une voix juste, un bon sens rythmique, une belle attitude, une disposition à apprendre, un goût du dépassement de soi et une bonne dose de temps.

Le chant choral doit être l’activité humaine la plus saine qui soit. Nul besoin d’une prescription médicale pour en ressentir les bienfaits. On y apprend à respirer, à se tenir debout de façon engagée et détendue, à ressentir et à exprimer une gamme variée d’émotions, à écouter, à collaborer avec d’autres vers une réalisation commune, à être attentif, à développer sa mémoire et à augmenter ses connaissances. De plus on élargit son réseau social.

Les adeptes du chant choral en font habituellement une occupation ou un  passe-temps pour la vie.

Jardiner

Jardiner, c’est comme l’amour ou comme avoir des enfants : on apprend sur le tas, on travaille fort, on se trompe et on se reprend.

C’est en cultivant mes vivaces que se règlent la plupart de mes problèmes, que je trouve des issus aux impasses dans lesquelles je me suis embourbée, que surgissent les mots justes pour parler à quelqu’un. Que je joue du piano ou que je soigne mes légumes et mes fleurs, j’ai l’impression d’accéder à un monde intérieur empreint de beautés, le plus souvent imparfaites bien sûr, mais oh combien gratifiantes et apaisantes.

Collection de crèches

Des crèches, j’en ai plus de trente! De toutes sortes de grosseurs et de provenances planétaires. Des cadeaux surtout. Chacune a son nom propre.

Je commence à décorer pour Noël le 25 novembre. Après avoir expédié l’accrochage de la traditionnelle couronne décorée et illuminée à la porte, je rentre tranquillement dans l’étape du déballage minutieux de mes crèches et de l’actualisation de la mise en scène imaginée par Jacques, mon beau Jacques, au cours de l’automne. Elles demeurent exposées jusqu’à la fête des Rois, visitées par les amis et la parenté, abondamment admirées, commentées et expliquées. Le 7 janvier, elles retrouvent, comme dans la chanson Le Noêl des Petits Santons, leurs boîtes en carton et leurs petits lits ouatés tout blancs.

C’est de la pure nostalgie qui fait beaucoup de bien et qui aide à affronter les tempêtes qui suivent inévitablement.

Contact: piano@musiqueadrienne.com

La biographie de madame Adrienne est accessible ici

C’était quelques bribes de bonheur, ces lieux où l’on va pour prendre congé de nos soucis, de nos doutes, de nos regrets et de nos peines.

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